Allaitement, Être parent, Maternité
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Deuil et etc.

Je savais très bien qu’en retournant travailler si rapidement après l’arrivée de ma petite Martha, j’allais avoir à affronter des difficultés, mais là, j’en vis une que je n’attendais pas nécessairement.

Oui, je suis un peu fatiguée, oui, ça demande de l’organisation (beaucoup), oui, il faut que j’apprenne à demander de l’aide, mais tout ça, ça se gère.

Le « problème » est ailleurs: ma cocotte n’a plus besoin d’être allaitée la nuit. Je vous entends rire, moi aussi d’ailleurs je ris en l’écrivant, mais le problème part de là.

Quand j’ai recommencé à travailler il y a presque deux mois, j’allaitais quand même ma fille cinq fois par jour : trois fois en soirée, une fois la nuit et une fois le matin avant de partir au travail. Petit à petit, c’est devenu quatre fois… puis trois… puis là, c’est seulement deux : un allaitement le matin et un le soir.

Et, ce qui devait arriver, arriva : je produis beaucoup moins de lait. C’est sûrement au grand bonheur de mes collègues qui n’étaient plus capables de m’entendre dire que j’avais mal aux seins, mais ça veut surtout dire que je sens que je suis sur la fin de l’allaitement de Martha… et ça me brise le cœur. Vraiment.

J’ai très mal géré, dans mon cœur et dans ma tête, la fin de l’allaitement d’Henri (j’ai dû arrêter du jour au lendemain alors qu’il n’avait que deux mois, longue histoire) et je ne veux pas revivre ça cette fois-ci.

Comment fait-on le deuil de ce geste si spécial? Je pense que je ne le sais pas encore.

Je ne crois pas être la seule dans cette situation, je me trompe?

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