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Un été à poils

Sur les jambes, les aines, sur et sous les bras, le poil est là, toujours prêt à nous embêter. Ce poil que je me suis fait un plaisir devoir d’enlever méticuleusement de sur ma peau depuis plus de quinze ans. Quand j’avais du temps, j’allais me le faire soigneusement épiler, tous les mois. Combien j’ai pu dépenser pour ces soins? J’aime mieux ne pas y penser. Mais bon, depuis que je suis mère, je n’ai plus le temps de me rendre chez l’esthéticienne et c’est à la maison que je tente de faire la guerre à la pilosité, le plus souvent avec un bon vieux rasoir. Le malaise. Un jour de juin, mon fils est entré dans la salle de bain pendant que je me rasais les mollets sous la douche. Il m’a regardé avec de grands yeux et m’a dit : « Mais, maman, pourquoi tu enlèves tes poils? Papa fait pas ça, lui! » J’ai été si surprise de sa question que tout ce que j’ai trouvé de simili-intelligent à lui répondre (j’insiste sur le « simili », …

Se (re)mettre en forme

Une maman ça fait souvent passer les besoins de sa famille avant les siens, pas vrai? On inscrit les enfants dans toutes sortes d’activités sportives et on n’a plus de temps pour nous. Et ce souvent au détriment de notre propre santé physique. Disclaimer. Je n’ai jamais aimé faire de l’activité physique. J’ai rarement trouvé une activité qui m’intéresse et quand ç’a été le cas, j’ai fini par me blesser ou par manquer de temps. Enceinte de Lili, j’ai fait du yoga maternité, puis du yoga maman bébé, puis un peu de yoga juste pour moi, mais ça, c’était moins mon genre. J’ai recommencé le yoga maternité à la grossesse des jumelles, et j’ai continué le yoga en plein air après leur décès. Ça m’a beaucoup aidé au début avec mon deuil. Mais aujourd’hui je n’ai plus envie d’en faire. Dans ma tête (et dans mon coeur), le yoga est trop lié à la grossesse et à la maternité. Ça me fait du mal d’aller au cours. Donc, encore une fois, je ne fais plus …

« Mes seins vont exploser »

Avez-vous aimé ça, tirer votre lait ? Moi, j’ai haï ça [dans ma tête, je le prononce ha-yi]. J’avais commencé quand Henri avait quelques semaines pour en avoir « au cas où », et je détestais ça. Je ne serais même pas capable d’expliquer rationnellement « pourquoi », mais j’avais des frissons juste à penser que je devais en tirer. Il faut dire que j’avais acheté un tire-lait pas trop cher, manuel, bien sûr. Il ne se lavait pas bien et je me suis fait mal au poignet à force de pomper comme une damnée. J’ai une amie qui allaitait en même temps que moi et qui en avait un automatique, tellement bruyant, c’était n’importe quoi. Elle le détestait. Pis il se lavait encore plus mal que le mien. Elle m’a un jour confié, les yeux dans l’eau, qu’elle se sentait très coupable de ressentir des émotions négatives quand venait le temps d’utiliser cette machine qu’elle haïssait. Comme si ça faisait d’elle une « mauvaise mère ». Je connais autour de moi au moins une dizaine de filles qui n’ont …

Tout ça pour un bout de spandex

Après avoir eu mon fils, mon corps n’est jamais redevenu comme avant. Avant, j’avais pas de hanches, pas de seins, pas de fesses, alouette. Après Henri, j’avais toute ça… et, ceci expliquant cela, y’a un 10 livres de mon « poids de grossesse » que je n’ai pas perdu. Malgré ça, quand Henri a eu 15 mois et qu’on se préparait pour une semaine de repos au Mexique, je me suis achetée un bikini, pis je me trouvais ben « correcte » dedans. J’apprenais à vivre avec des formes, pis j’assumais, je pense. En tout cas, j’essayais. Ensuite, je suis devenue enceinte de Martha. J’ai pris du poids rapidement. J’en ai reperdu après avoir accouché, mais ç’a été long. J’ai fait beaucoup de vergetures. Y a aussi la cicatrice de la césarienne. Juste y penser, je me sens faiblir. La regarder, ça me donne un haut le coeur. Au final, un autre 10 livres qui part pas. Et comme il est additionné à « l’autre » 10 livres… J’ai aujourd’hui 30 ans et 20 livres de plus que lorsque j’ai appris …