Tous les billets publiés dans: Drôles d’enfants

Une histoire de popsicle

Mon chum et moi, on est vraiment dans une passe rushante professionnellement cet été. Pour faire une histoire courte, on travaille tout le temps. C’est simple de même. Lui, il part à 6h du matin et ne revient pas avant minuit. Donc, moi, je m’occupe d’Henri et Martha le matin et le soir, en plus de travailler, thank God, de la maison. Mais, là ou ça se corse, c’est quand je dois travailler le samedi et le dimanche, c’est-à-dire les jours où y’a pas de garderie, et que je suis en mode soloparental. C’est vraiment tout un défi, mais honnêtement, entre deux moments de découragement et d’auto-tirage de cheveux sur la tête, y’a parfois du drôle et du doux qui se glissent. Le doux, justement, il est venu au retour d’une promenade à l’épicerie (on n’avait plus de pain et de lait, super, avec deux enfants), ce week-end. Promesse et sucette glacée. Y fait chaud, on sue (moi plus que tout le monde, oui, je suis la mère qui doit traîner un bâton de déo …

Enfant jardinage

Avoir deux ans: spécial tu-nue

Hier, j’ai décidé qu’après le souper, c’était une bonne idée de mettre les enfants en pyjama et de les amener jardiner avec moi. En fait, je voulais enlever une slide de tourbe dans la cour avant qui n’avait jamais pogné, revirer la terre, enlever la roche, mettre de la nouvelle terre (faire une nouvelle plate-bande, quoi!), planter des fleurs que j’avais achetées deux jours avant parce qu’elles commençaient à faire vraiment pitié dans leur petit casseau, aller séparer un gros plan d’hostas dans la cour arrière et en transplanter dans ladite nouvelle plate-bande. Petit défi toute seule avec deux enfants… Sérieux, quand je prends deux secondes pour y penser ce matin, je me rends bien compte que c’était pas ma meilleure idée à vie. MAIS BON. #yolo J’étais bien affairée, Henri m’aidait (ou me nuisait, à vous de deviner) et je vois du coin de l’œil Martha qui enlève son chandail. No biggie, elle fait tout le temps ça quand elle joue dehors. On continue. J’ai chaud, je sacre un peu entre mes dents. Tout …

Les «fucking-terrible» phases

Mes enfants sont dans des passes pas évidentes. On n’appelle pas ça le Terrible Two et le Fucking Four pour rien. Martha ne veut que trois choses : retourner dans mon ventre, dire non et tout faire toute seule (ce qu’elle est incapable de faire, on s’entend). Henri ne veut qu’une chose : explorer toutes les émotions négatives de la Terre. À répétition. De jour, de nuit, cela ne l’importune pas. Mais. À travers tout ça, ils m’en ont sorti des pas pire cute cette semaine. Comme quoi le verre peut pas toujours être à moitié vide, hein? Martha et ses deux ans ELLE MANGE DES FRUITS! Plus précisément, elle accepte maintenant de manger des pommes et des bananes. Elle n’avait jamais voulu manger un seul fruit frais avant. Je capote de joie. Et de soulagement, soyons honnête. Quand je vais la border et que je lui dis « Bon dodo, je t’aime », elle répond « Ze t’aime plusse. » (La flaque sur le plancher? C’est mon cœur tout fondu.) Henri et ses quatre ans Tous les mots …

Sept dollars par jour!

Non, je ne suis pas en train de vous annoncer LA bonne nouvelle : je n’ai toujours pas trouvé une place pour mes deux enfants en garderie subventionnée, nooo. (J’ai le droit d’y rêver par contre, rêver, c’est gratuit.) Je veux plutôt vous parler de mon immense coup de cœur pour la formidable série 7$ par jour sur Tou.tv (ou ICI Tou.tv pour les fatigants puristes). Elle met en vedette deux éducateurs en garderie. Le premier, Gabriel, est l’éducateur le plus décalé que vous verrez de votre vie et le deuxième, Ayoub, prend son travail éducatif très au sérieux, et c’est le moins qu’on puisse dire. Les deux interprètes, Mikaël Gouin et Adib Alkhalidey, sont aussi les concepteurs et les auteurs de 7$ par jour. Ils partagent la vedette avec six enfants tous plus charmants-tannants les uns que les autres, une éducatrice que les jeunes surnomment Mario, et la directrice, jouée par Louise Bombardier (pas mal une des comédiennes qui me fait le plus rire au Québec). Pour l’instant, il y a six épisodes en …

Avoir quatre ans

Pendant le long week-end, Henri et moi sommes allés au cinéma. Une minute avant le début du film, la salle était suspicieusement silencieuse pour un endroit bondé d’enfants buvant des boissons sucrées comme s’il n’y avait pas de lendemain. Quant à nous deux, nous mangions notre por-korn extra-beurre bien sagement, presque en état de recueillement, c’était Pâques après tout. Puis, sans aucun signe avant-coureur, Henri s’est retourné vers moi et m’a dit en mélangeant les deux seuls volumes vocaux qu’il connaisse («parler trop fort» et «crier») : IL FAUT JAMAIS DIRE CÂLICE-DE-TABARNAK, HEIN MAMAN? Je n’ai pas été capable de le réprimander, et j’ai ri (trop fort) jusqu’à ce que le son des previews m’enterre. Je sais pas de qui il tient, cet enfant.

Let it gooooo

Il fallait que ÇA arrive. Je le sentais. Mais bon, après des mois d’écoute intensive de La Reine des Neiges, ÇA n’arrivait pas… Et je mesurais ma chance, croyez-moi. À bien y penser, s’il y avait un moment où il fallait que ÇA arrive, c’était bien dans les jours suivant le changement d’heure (cette horrible invention pour te torturer la parentalité). Alors voilà : vous, parents souffrants de Reine des neigitte aigüe, compatirez, j’en suis certaine. ÇA La semaine dernière, un matin, je sais pu lequel, je dors paisiblement lorsque je flaire une présence inhabituelle. J’ouvre à peine un oeil que je vois, à un centimètre de mon visage, le doigt de mon fils qui s’approche de ma paupière droite… il essaye de la soulever (!!!) et me dit : « Le ciel s’est réveillé, alors je m’suis réveillé! » Tadam! ÇA venait de se passer. ZE réplique du film avait été prononcée pour me tirer du lit et oh! que je sentais que ça continuerait pour quelques jours/semaines (en passant, mon feeling était top). Justement, après quelques réveils …

Légende familiale

Ma fille, tu sais choisir tes moments. Celui d’hier soir entrera dans notre légende familiale. Voilà quelques semaines que tu commençais à nous dire de beaux petits mots et que tu faisais fondre nos cœurs, mais là, vraiment tu t’es surpassée. Hier, ta toute première phrase complète, lancée en plein souper, a été de la musique à nos oreilles : « Ze t’aime, papa ! » Tu nous as fait pleurer de bonheur. Même Henri semblait sonné. Mais si je t’écris aujourd’hui, c’est surtout pour te remercier d’avoir dit CETTE phrase en premier. Car s’il avait fallu que ta deuxième phrase complète (que tu m’as dite en me regardant bien droit dans les yeux cinq minutes plus tard) eut été ta première, l’histoire familiale que nous aurions racontée pendant des années aurait été bien, bien, bien différente. Quand, remise de mes émotions, j’ai rappelé à ton père que nous devions acheter des couches à l’épicerie, tu as cru bon de me dire : « Z’ai pas fait caca. » L’honneur est sauf. Merci Martha. Et vous, quels …