Tous les billets publiés dans: Parentalité

Comment se faire plein d’amis parents, partie 2 : le small talk

Vous avez donc osé aborder cette mère à l’air sympathique au parc. CHAPEAU! Après les remarques et les compliments sur vos enfants respectifs, qu’est-ce qu’on fait? De quoi parle-t-on? Bien souvent, de rien. On dit des mots, mais c’est seulement pour meubler le silence et déjouer le malaise. On fait du small talk. « On l’a-tu l’beau temps, hein? » « Ah ben, la Ville a taillé les arbres. » « Pis, quoi de neuf à part de ça? » #killmeplease Toutefois, j’ai appris récemment que le small talk peut aisément se transformer en medium talk si on ajuste un peu les questions qu’on pose à son interlocuteur pour en apprendre davantage sur ce qui est important pour lui, pas seulement connaitre une liste de faits à son sujet. « Creating a sense of intimacy has to do with two things: sharing things that feel close to you and an exploration of value systems », explique la psychiatre Gail Saltz. Voici donc une liste de questions pour vous aider à apprivoiser l’art étrange du small talk sans vous aliéner. Et si vous désirez vous tremper l’orteil dans le medium talk, exposez votre …

Comment se faire plein d’amis parents, partie 1 : premier contact

Bon, ça semble être enfin vrai. La belle saison est là pour rester (HOURRA!) et, avec elle, les contacts un peu awkward avec des parents, comme vous et moi, qui vont éventer leurs enfants au parc ou dans des ligues d’activités sportives. Vous savez très bien comment ça se passe. Vous repérez un ou deux parents potables qui pourraient rendre vos moments assis dans le gazon moins pénibles. Vous les observez discrètement du coin de l’oeil en vous demandant si vous devriez les aborder ou pas, d’un coup que vous passeriez pour une creep ou une motivée fatiquante. Qu’est-ce que vous leur diriez de toute façon? Un plate « Il fait beau, hein? » Par dédain du small talk et crainte de l’opinion des autres, vous vous contentez de sourire passivement lorsque leur regard croise le vôtre. Pis dans le temps de le dire, vous avez passé votre été toute seule à surveiller vos enfants et vos notifications sur votre téléphone. Ouais, je le sais très bien comment ça se passe parce que j’ai longtemps été cette mère. J’étais terrorisée à l’idée d’entretenir une conversation avec …

Le bagage

On entre dans la parentalité avec un bagage. Notre passé comme une valise ou un gros sac à dos. Certaines ont des roulettes, d’autres ont des straps pour répartir le poids, et d’autres sont usés et encombrants. Je suis arrivée en maternité avec ce genre de bagage, il était trop gros pour mes épaules pas si larges. Pour moi, être une maman, ça représentait un rêve : celui de fonder une famille avec mon merveilleux amoureux. Mais aussi un cauchemar : celui d’affronter des souvenirs, des manques et des rejets. Je n’ai jamais connu mon père biologique. Je ne connais pas l’histoire exacte, elle ne m’a jamais tant intéressée… ou plutôt, j’en étais effrayée. Pourquoi mon père n’est-il pas resté auprès de moi? Pourquoi ma mère a-t-elle dû s’occuper seule d’un poupon alors qu’elle était elle-même encore si jeune? Je ne le sais pas. La peur. Toute ma grossesse, j’ai eu peur que Jean-Philippe parte, m’abandonne. Une peur irrationnelle : j’avais le chum le plus « là » du monde. Mais le bagage, la grosse valise pleine de …

photo famille lifestyle

Montée de lait familiale

Avez-vous vu la vidéo du segment « Montée de lait » de l’émission Format familial de cette semaine? Elle met en vedette l’animateur Sébastien Benoit qui dénonce la pression que subissent plusieurs femmes qui décident (ou qui n’ont pas le choix) de ne pas allaiter leur bébé. Et, son regard, son expression, ses paroles m’ont ramenée d’un coup quatre ans en arrière. Avril 2011 Henri avait trois mois. J’étais blessée au dos et j’avais de la difficulté à l’avoir longtemps dans les bras. Ma belle-mère venait souvent m’aider à m’occuper de lui pendant que Jean-Philippe travaillait. Je prenais une douche aux deux-trois jours. Mais je me brossais les dents, c’était le top de mon hygiène corporelle. Je traversais la pire période de ma vie. Trois semaines plus tôt, un médecin m’avait prescrit des antidouleurs très forts. Des médicaments qui m’empêchaient depuis d’allaiter mon bébé. Je ne le savais pas encore, mais j’étais au plus creux d’une dépression post-partum. Breast is best Un soir dont je me souviendrai toujours, Jean-Philippe revient d’une longue journée de tournage, et comme …

J’ai honte de la mère que j’étais

Hé, salut. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je pense qu’il serait plus poli que je me présente. Que je m’introduise, comme disent les Anglais. Question que cette nouvelle collaboration commence en douceur. Parce que le doux, c’est pas mal ma philosophie de vie. Le doux, c’est une priorité, un objectif, une quête. J’en distribue du mieux que je peux autour de moi. Tout comme les high-five. Je suis une bonne donneuse de high-five. Veux-tu un high-five? Tiens, prends-en un, c’est gratuit. Je suis très heureuse de débarquer sur Maman a un plan et de faire équipe avec une personne aussi sensible, intelligente et douée sur les réseaux sociaux qu’Odile. J’ESPÈRE QUE VOUS ALLEZ M’AIMER PARCE QUE MOI JE VOUS AIME DÉJÀ. Bloguer sa maternité J’ai longtemps écrit sur mon blogue personnel Ce que j’ai dans le ventre. Au fil des ans, les billets se sont accumulés par centaines, au gré de mes épiphanies, de mes questionnements et de mes pétages de coche. Je suis allée faire un peu de ménage là-dedans récemment. Chaque …