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Il y a trop de jouets chez moi

Je suis souvent dépassée par l’état du royaume de mes enfants, la cave. Le sous-sol leur appartient presque en entier. Des jouets, il y en a partout : éparpillés, dépareillés. Je suis aussi déroutée par l’état de mon salon. Leurs livres (pour lesquels je fais beaucoup d’espace dans la bibliothèque) traînent partout : pêle-mêle, abîmés. Mais depuis environ trois semaines, la situation a atteint un paroxysme frôlant le ridicule. Mes enfants ne semblent plus savoir avec quoi jouer, ils ne savent plus quoi lire, alors ils s’amusent à lancer, frapper et détruire ce qui leur appartient. J’ai tout essayé. Un jouet, c’est précieux, mon amour. La prochaine fois que tu maltraites un jouet par exprès, tu vas aller t’asseoir. Hey, va t’asseoir! C’était désagréable, mais gérable. Jusqu’à ce que. L’épreuve mondiale de pitchage de livre. Je suis assise avec eux sur le tapis du salon à lire des livres. On en lit plein, on rit, on s’amuse, c’est vraiment chouette. Puis, comme on termine le livre La Chauve-souris, Martha le prend dans ses mains, pour le regarder de …

Trois

Du plus longtemps que je me souvienne, j’ai voulu trois enfants. Trois enfants. Me semble que c’est mon équilibre parfait. Toujours quelqu’un avec qui jouer. Juste ce qu’il faut de places sur le banc autour de la table à dîner. Suffisamment nombreux pour être une grande famille mais pas trop pour ne pas être ensevelis. Les trois petits cochons, la Sainte Trinité, les trois mousquetaires… Un joyeux bordel. Mon chiffre magique. Étrangement, après la naissance de notre deuxième, j’ai rapidement commencé à donner tout notre stock de bébé, ainsi que la totalité de mes vêtements de grossesse. Tout en rêvant au suivant, déjà. Plus incohérent que ça, c’était impossible. À mesure que je dilapidais tout ce qui pouvait servir pour un nouveau-né, Amoureux et moi échafaudions des plans pour accueillir un petit dernier. J’ai refusé le stérilet, eu des grandes discussions avec mes copines, rêvé de grande maisonnée chaotique et imaginé avec émoi ce petit être tout blotti contre moi. Puis, un soir, au coeur de notre tumultueuse routine, je me suis arrêtée et j’ai …

Je comprends pas que…

Une blogueuse du Huffington Post nous a dit cette semaine que les gens sans enfant étaient des égoïstes. C’est honteux, comme affirmation. Elle a même affirmé faire partie de « l’élite », car les « contribuables supérieurs » étaient ceux qui avaient des enfants. C’est dangereux, comme discours, car il me semble qu’on a compris depuis longtemps tous les risques de trier les humains par classe. Le genre, l’origine, la langue, les choix, rien de tout cela ne place quiconque avant l’autre dans l’importance citoyenne. Cette même personne a clamé que les gens sans enfant lui en « devaient une ». Non, ils ne doivent rien à personne. Pas plus que moi, je ne dois rien à quiconque. Je suis un être humain. J’ai des droits, des devoirs, des envies, des rêves et des buts. Ils me sont propres et personne n’a le droit de les juger. Encore une fois. Malheureusement, ce texte n’est qu’une autre représentation de ce phénomène très courant dans notre société : le « Je comprends pas que » comme synonyme de manque de curiosité et d’empathie. Cette tendance qu’ont certains …

Le (jamais vraiment) bon moment

En défaisant des boites qui trainaient depuis mon déménagement, je suis tombée sur un vieux cahier rempli de ma dentelle d’écriture. À l’intérieur dudit cahier, une liste que j’avais dressée en 2004 pour l’oublier aussitôt. Les listes sont les grandes alliées de mon existence. À faire aujourd’hui, épicerie, pour et contre, livres que je veux lire, oeuvres que je veux chanter, mes rêves, cartes de Noël à envoyer, objectifs de la semaine, etc. Griffonnées dans mille agendas, journaux intimes et autres supports électroniques, elles structurent ma tête et mon emploi du temps. Alors que je suis plus que jamais aux prises avec mes tergiversations face à la maternité, voici donc que je tombe par hasard sur celle-ci au détour d’une boite : Avant d’avoir des enfants. Signe, destin, synchronicité? Peu importe, ça m’interpelle. Avant d’avoir des enfants – Trouver le bon papa – Voyager – Faire une folie démesurée – Avoir une carrière bien établie – Avoir une sécurité financière – Habiter une maison douillette (à la campagne?) – Être épanouie, accomplie, heureuse Une fois ces critères remplis, hop! Le bon …

Liste de prénoms féministes pour votre bébé

Trouver LE prénom pour son bébé. Celui qu’il portera bien, qui le distinguera et qui le façonnera, d’une certaine façon, c’est pas une mince affaire. Remerciez-nous pas trop, mais on pense avoir trouver LES noms de bébés qui seront au top de la liste des plus populaires au Québec en 2016, oh que oui! Parce que si on veut des filles et des garçons qui vont changer le monde (mieux que nous), et qui continueront la lutte pour l’égalité des sexes, quoi de mieux que de leur donner un nom de dignes représentantes féministes? On se le demande. Alors, sans plus tarder, voici notre liste! Prénoms parfaits pour générer de petits féministes Simone/Simon En l’honneur de Simone de Beauvoir, Simone Monet Chartrand ou Simone Weil, on n’hésite pas une seconde à nommer notre futur-e enfant de cette manière. En plus, c’est chou comme tout! Thérèse D’accord, on n’a peut-être pas de penchant masculin à offrir à ce prénom, mais Thérèse mérite vraiment de faire un retour chez les prénoms les plus populaires. Point bonus si …

Le jour où je suis partie

Ma réflexion s’est étirée sur plusieurs mois. Peut-être même des années, si on additionne chaque petits moments où je me suis dit : Fille, pense à toi. Ça aura pris quelques semaines à vivre toute seule avec les enfants pendant un été pour enclencher réellement le processus. Dans ma tête. Y’avait plus le bonheur. Y’avait plus le plaisir. Y’avait surtout plus l’envie d’essayer de tout faire revenir. La décision n’a pas été facile. J’ai essayé de l’éviter. J’ai fait comme si de rien n’était. Puis, je suis allée consulter. Ma première question à la psy : Comment je peux faire pour changer, pour réparer les affaires? J’avais pas fini ma phrase que je savais déjà que c’est pas comme ça que ça fonctionnerait. C’est après trois ou quatre séances que j’ai été certaine de ma décision. Je pensais avoir besoin de l’approbation de quelqu’un de neutre. Quelqu’un qui n’allait pas me dire : As-tu pensé aux enfants? Quelqu’un qui ne jugerait pas. Quelqu’un qui ne me dirait pas : Y’était temps. Quand j’ai pris la décision de partir, …