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Billie le kid, un bien bel enfant!

Ajoutez dès maintenant cette adresse à votre itinéraire de magasinage! Billie le kid a ouvert ses portes il y a quelques semaines à peine, et je place déjà cette boutique pour enfants dans la liste de mes préférées. Une des proprio avait (depuis 10 ans quand même) la magnifique boutique pour femmes Billie sur la rue Laurier Ouest et a décidé d’ouvrir ce « bébé-boutique » juste en face, en s’associant avec une amie cette fois. Le résultat est époustouflant. Le concept. Conçue dans l’idée d’un « magasin général design », vous lâcherez assurément un petit cri d’enthousiasme quand vous y mettrez les pieds pour la première fois et vous serez ensuite happé par tout le choix qui s’offrira à vous pour vos kids : des marques de vêtements de luxe des marques québécoises beaucoup plus abordables des jouets des toutous des souliers des bonbons et j’en passe… Oui, on a un peu envie de tout acheter. Je vous l’accorde. On n’y fait peut-être pas l’achat complet de la garde-robe de notre p’tit dernier pour le printemps, mais c’est pas …

Je dois faire quelque chose de pas correct

Comme une rengaine. Je ne sais plus combien de fois j’ai lu/entendu cette phrase sortir de la bouche de mères autour de moi ces derniers temps. Des mères qui, je vous l’assure, sont pourtant hautement compétentes dans l’incessante tâche mentale, physique et émotionnelle que leur réalité parentale leur demande. « C’est clair que je fais quelque chose de pas correct. » « Je dois pas en faire assez. » « Je manque d’expérience. » « Je sais pas quoi faire. » Et pourquoi, ces phrases? Pas parce que leur enfant a été une peste en public, mais parce que quelqu’un, quelque part, leur a dit que leur enfant était un ange, poli, serviable, sociable, solidaire, amical, attentionné, drôle, d’humeur égale ou quelque chose dans ce genre. Et qu’elles en sont tombées de leur chaise. C’est quoi, il gosse personne autour? Toute la journée à la garderie, il fait pas de crise? Il mord pas les plus jeunes à la récréation? Jamais? Vous me mentez pas, un peu? Ah ben, sacrament. Et la rengaine repart. « Mon enfant est odieux, colérique, agressif juste avec moi, …

Il y a trop de jouets chez moi

Je suis souvent dépassée par l’état du royaume de mes enfants, la cave. Le sous-sol leur appartient presque en entier. Des jouets, il y en a partout : éparpillés, dépareillés. Je suis aussi déroutée par l’état de mon salon. Leurs livres (pour lesquels je fais beaucoup d’espace dans la bibliothèque) traînent partout : pêle-mêle, abîmés. Mais depuis environ trois semaines, la situation a atteint un paroxysme frôlant le ridicule. Mes enfants ne semblent plus savoir avec quoi jouer, ils ne savent plus quoi lire, alors ils s’amusent à lancer, frapper et détruire ce qui leur appartient. J’ai tout essayé. Un jouet, c’est précieux, mon amour. La prochaine fois que tu maltraites un jouet par exprès, tu vas aller t’asseoir. Hey, va t’asseoir! C’était désagréable, mais gérable. Jusqu’à ce que. L’épreuve mondiale de pitchage de livre. Je suis assise avec eux sur le tapis du salon à lire des livres. On en lit plein, on rit, on s’amuse, c’est vraiment chouette. Puis, comme on termine le livre La Chauve-souris, Martha le prend dans ses mains, pour le regarder de …

Trois

Du plus longtemps que je me souvienne, j’ai voulu trois enfants. Trois enfants. Me semble que c’est mon équilibre parfait. Toujours quelqu’un avec qui jouer. Juste ce qu’il faut de places sur le banc autour de la table à dîner. Suffisamment nombreux pour être une grande famille mais pas trop pour ne pas être ensevelis. Les trois petits cochons, la Sainte Trinité, les trois mousquetaires… Un joyeux bordel. Mon chiffre magique. Étrangement, après la naissance de notre deuxième, j’ai rapidement commencé à donner tout notre stock de bébé, ainsi que la totalité de mes vêtements de grossesse. Tout en rêvant au suivant, déjà. Plus incohérent que ça, c’était impossible. À mesure que je dilapidais tout ce qui pouvait servir pour un nouveau-né, Amoureux et moi échafaudions des plans pour accueillir un petit dernier. J’ai refusé le stérilet, eu des grandes discussions avec mes copines, rêvé de grande maisonnée chaotique et imaginé avec émoi ce petit être tout blotti contre moi. Puis, un soir, au coeur de notre tumultueuse routine, je me suis arrêtée et j’ai …

Café Sfouf, délicieux et lumineux

Lorsque j’ai mis les pieds au Café Sfouf pour la première fois, j’ai figé dans l’entrée: « Wouah. Mais cet endroit est don’ bien magnifique! » Puis, alors que j’hésitais à choisir un p’tit quelque chose de sucré pour accompagner mon latte, la sympathique propriétaire de l’endroit, Gaby Kassas, m’a recommandé le gâteau qui a inspiré le nom du commerce, le sfouf. La spécialité libanaise contient de la semoule de blé, de l’huile d’olive, du curcuma et, je gagerais, une grosse tasse d’amour. « Traditionnellement décoré d’une noix de pin, ce gâteau moelleux au goût si particulier se marie parfaitement au café », explique-t-on sur leur site web. Je n’ai pu qu’acquiescer. http://www.instagram.com/p/BDCjuatSzaM/?taken-at=397663272   Cette fois-là, j’allais au Sfouf pour travailler avec une amie. Nous nous sommes attablées au grand comptoir qui longe les portes de garage qui donnent sur la rue Ontario. Derrière nous, plusieurs étudiants et travailleurs étaient concentrés sur leurs livres et leurs ordinateurs portables. Un groupe d’amis rigolaient et un couple se tenait la main en lisant le journal. Puis, dans le coin des enfants, Le Petit Sfouf, des bambins jouaient avec …

Des coeurs pis des ballounes

Oh, bébé. Trois ans que tu illumines ma vie. Que tu m’en apprends plus que quiconque sur cette planète. Que tu me donnes le goût de me dépasser, de me sur-humainer. Trois ans que ton cœur et ton sourire sont le soleil de mes jours. Trois ans que tu es venue poser de ta magie sur notre famille, sur ma maternité. Si je croyais en Dieu, je le remercierais sans cesse de t’avoir mis sur mon chemin. Mais, à’ place, je remercie « la Vie ». À chaque instant, mon babe. Pis ça arrêtera jamais. Je t’aime. À l’infini. Bonne fête. Des cœurs, pis des ballounes.  

Je comprends pas que…

Une blogueuse du Huffington Post nous a dit cette semaine que les gens sans enfant étaient des égoïstes. C’est honteux, comme affirmation. Elle a même affirmé faire partie de « l’élite », car les « contribuables supérieurs » étaient ceux qui avaient des enfants. C’est dangereux, comme discours, car il me semble qu’on a compris depuis longtemps tous les risques de trier les humains par classe. Le genre, l’origine, la langue, les choix, rien de tout cela ne place quiconque avant l’autre dans l’importance citoyenne. Cette même personne a clamé que les gens sans enfant lui en « devaient une ». Non, ils ne doivent rien à personne. Pas plus que moi, je ne dois rien à quiconque. Je suis un être humain. J’ai des droits, des devoirs, des envies, des rêves et des buts. Ils me sont propres et personne n’a le droit de les juger. Encore une fois. Malheureusement, ce texte n’est qu’une autre représentation de ce phénomène très courant dans notre société : le « Je comprends pas que » comme synonyme de manque de curiosité et d’empathie. Cette tendance qu’ont certains …