Tous les billets avec le tag: Maternité

Je suis une maman oiseau

Je n’aime pas beaucoup me faire mettre dans une catégorie. Je suis une personne avec beaucoup de paradoxes, assez complexe et pas mal nuancée. En tant qu’humaine et en tant que mère. Je dirais même plus en tant que mère. Je ne veux pas de case. Les noms de catégories me font toujours rire, pas leur fondement, mais le dogme qui vient avec le nom de ladite catégorie. « Je pratique l’attachement parenting » qu’on me dit parfois. Dans ce temps-là, je souris niaiseusement, car tout ce que j’ai envie de répondre en blaguant c’est : « Je pratique le detachment parenting, t’sais, je les haïs, mes enfants. » On m’a déjà dit : « Chez nous, on fait du slow parenting » et j’avais envie de rigoler en disant que : « Chez nous, c’est du fast parenting, parce que prendre le temps, c’est dépassé » #poudoumtish. Quand on me parle des parents-hélicoptères, je ris encore, car je me demande comment on appelle celui qui n’est pas impliqué dans la vie de son enfant. Un parent sous-marin? En fait, je suis …

Deux cartes pas pire parfaites pour la fête des Mères

« Méchante bonne mère ». C’est le nom de notre nouvelle collection de cartes de souhaits pour la fête des Mères que nous lançons AUJOURD’HUI! Là, là! Nous avions très hâte de vous présenter nos deux nouvelles cartes destinées à toutes les sortes de mères, celles qui le sont depuis peu comme celles qui le sont depuis longtemps. Cette collection, c’était le prétexte parfait pour donner une nouvelle incarnation à un message qu’on trouve important, Odile et moi : dire aux mères qu’elles font une bonne job, qu’elles en font assez, qu’elles sont de « méchantes bonnes mères », quoi! Cette fois-ci, nous nous sommes associées à quelqu’un que nous aimons beaucoup pour transformer nos idées en images : Sandra Dumais, la très drôle et talentueuse illustratrice derrière Moon and Sparrow. Elle est la meilleure pour dessiner des familles dans tout ce qu’elles ont d’attachant et de merveilleusement weird. Rendez-vous dans notre boutique Etsy pour vous les procurer à temps pour le dimanche 8 mai. Elles sont aussi disponibles dès aujourd’hui dans plusieurs boutiques de la province : Buk & Nola (Montréal), Le Petit Cocon …

Des larmes sans la chanson triste

Les seins douloureux. Les montagnes russes d’émotions mais le ventre qui se tient tranquille. L’odeur du savon à main intolérable. Une bouffée de chaleur dans un magasin même pas bondé. Un premier doute. Puis un autre. Une date sur le calendrier et toujours rien. Un pipi sur un bâton. Je pleure. Attendre le soir et le montrer en tremblant à l’Amoureux. Un nouveau petit bonheur à deux. À trois. Nos parents, quelques amis proches, notre bonheur contagieux. Je pleure. Des livres, des blogues, des conseils. Médecin? Sage-femme? Accompagnante? Péridurale? Des avis colporteurs qui cognent parfois à la porte sans qu’on ne les ait invités. Appeler l’hôpital convoité. Appeler quelques cliniques associées à l’hôpital convoité. Appeler un autre hôpital. Appeler toutes les cliniques de toute la ville de Montréal. Se faire dire au vingtième appel «Je vous souhaite de la chance». Désespérer. S’imaginer accoucher dans le fond d’une ruelle. Tout à coup, dans la bulle d’amour, le choc de la réalité. Je pleure, je pleure, je pleure. Le prénatest. Le faire ou pas? Tomber sur des …

Le (jamais vraiment) bon moment

En défaisant des boites qui trainaient depuis mon déménagement, je suis tombée sur un vieux cahier rempli de ma dentelle d’écriture. À l’intérieur dudit cahier, une liste que j’avais dressée en 2004 pour l’oublier aussitôt. Les listes sont les grandes alliées de mon existence. À faire aujourd’hui, épicerie, pour et contre, livres que je veux lire, oeuvres que je veux chanter, mes rêves, cartes de Noël à envoyer, objectifs de la semaine, etc. Griffonnées dans mille agendas, journaux intimes et autres supports électroniques, elles structurent ma tête et mon emploi du temps. Alors que je suis plus que jamais aux prises avec mes tergiversations face à la maternité, voici donc que je tombe par hasard sur celle-ci au détour d’une boite : Avant d’avoir des enfants. Signe, destin, synchronicité? Peu importe, ça m’interpelle. Avant d’avoir des enfants – Trouver le bon papa – Voyager – Faire une folie démesurée – Avoir une carrière bien établie – Avoir une sécurité financière – Habiter une maison douillette (à la campagne?) – Être épanouie, accomplie, heureuse Une fois ces critères remplis, hop! Le bon …

J’ai demandé à mon fils si j’étais une bonne mère

Champion! Championne! Bravo! Oh t’es bon! Que t’es bonne! Je t’aime. Ça, c’est moi qui parle à mes enfants. Je sais, je m’auto-tape sur les nerfs. Je suis juste pas capable d’arrêter. Ce n’est pas le je t’aime, le problème. C’est tout le reste, le surplus de. Mais que voulez-vous, je suis si fière d’eux qu’au moindre « déblocage », « apprentissage » ou « dépassement », je suis dans tous mes états. Je ne fais même pas semblant, je me sens vraiment comme ça. Il faudrait peut-être que j’arrive à le contrôler… Mais pas le je t’aime, non, le je t’aime, je l’arrêterai jamais. Et moi? C’est en réfléchissant à ça (à mon peut-être-assurément-trop-plein de rétroactions positives), pendant qu’on se collait en lisant un beau livre la semaine dernière, que ma question a poppé. J’avais envie de savoir ce qu’Henri avait à dire sur le sujet. Est-ce qu’il me trouve aussi « bonne » que moi je le trouve « bon »? Est-ce que je suis si fatigante avec mes compliments qu’il en a oublié que « les autres » aussi peuvent être « bons »? Je me …