Tous les billets avec le tag: Peur

Des larmes sans la chanson triste

Les seins douloureux. Les montagnes russes d’émotions mais le ventre qui se tient tranquille. L’odeur du savon à main intolérable. Une bouffée de chaleur dans un magasin même pas bondé. Un premier doute. Puis un autre. Une date sur le calendrier et toujours rien. Un pipi sur un bâton. Je pleure. Attendre le soir et le montrer en tremblant à l’Amoureux. Un nouveau petit bonheur à deux. À trois. Nos parents, quelques amis proches, notre bonheur contagieux. Je pleure. Des livres, des blogues, des conseils. Médecin? Sage-femme? Accompagnante? Péridurale? Des avis colporteurs qui cognent parfois à la porte sans qu’on ne les ait invités. Appeler l’hôpital convoité. Appeler quelques cliniques associées à l’hôpital convoité. Appeler un autre hôpital. Appeler toutes les cliniques de toute la ville de Montréal. Se faire dire au vingtième appel «Je vous souhaite de la chance». Désespérer. S’imaginer accoucher dans le fond d’une ruelle. Tout à coup, dans la bulle d’amour, le choc de la réalité. Je pleure, je pleure, je pleure. Le prénatest. Le faire ou pas? Tomber sur des …

La peur

La vraie. La lourde. La brûlante. La peur de tout perdre, la peur de tout me faire arracher. L’inconcevable. L’intense. La trop intense. Celle qui me traverse, me perce et me fait vaciller. En une seconde, m’imaginer mon monde terminé. Et, une fois passée, le corps tout léger. Ma tête n’oublie pas ces instants de terreur noire. Mais mon cœur, lui, peut reprendre son cours, se desserrer, se poser. L’anxiété, la mère de mes maux de mère. Mon cerveau, si prompt à adrénaliser l’entièreté de mon moi. Le soulagement du après. Du je-vais-pas-tout-perdre et du je-vais-pas-mourir. Et vous serrer, mes bébés, juste un peu plus fort que d’habitude. En fait, y’a que moi, qui sait. Et qui espère, en vain peut-être, ne pas vous avoir passé ça, en hérédité.

L’Halloween à l’Aquarium du Québec!

Je l’avoue, je ne suis jamais allée à l’Aquarium du Québec et c’est une honte! Surtout que je ne cesse d’en entendre parler par mes amis et surtout par leurs enfants qui trouvent ça trop hot. Ce qui distingue cet endroit des autres est sa façon très créative d’innover en exploitant les saisons ainsi que les thèmes qui y sont associés. Paraît qu’il faut absolument voir le Festi-Lumières en hiver, le Festival des insectes au printemps et là, c’est Halloween qui est présentement à l’honneur. La nuit des sorcières Pour l’occasion, les familles sont invitées à venir vivre une soirée animée aux couleurs de l’Halloween; maquillage, jeux gonflables, labyrinthe et dégustations d’insectes sont au programme. Une visite au flambeau se déroulera également à l’intérieur et à l’extérieur et vous pourrez faire connaissance avec différents personnages halloweeniens. Une vraie soirée « clé en main » où petits et grands seront divertis. En passant, moi, je commence déjà à me préparer car je sais qu’un jour ma fille voudra y aller. #jesuisplusmoumounequunenfantdedeuxans Vous avez le goût de l’essayer? Voici l’horaire …

Prête pour la rentrée, ou presque

Ça y est, la cloche de la rentrée a sonné pour moi. Ce sera un « 2 pour 1 » cette année, car mon retour au boulot après mon congé parental tombe la même journée que le début de l’intégration à la garderie pour ma fille. Et, hum, disons que j’ai plus de difficulté à dormir ces temps-ci… Pourtant, habituellement, j’aime la rentrée. Étant professeur depuis quelques années, je vis cette période avec beaucoup d’excitation. J’aime préparer mon plan de cours, m’acheter tout plein de beaux crayons, sentir l’odeur des nouveaux volumes. Toutefois, ce que j’apprécie le plus est sans aucun doute rencontrer mes nouveaux élèves. Découvrir avec qui j’aurai le bonheur de passer la session. Mais là, cette année, c’est différent. C’est ma première rentrée en tant que maman et ça change un peu la donne. Je dois avouer que mes pensées vont un peu moins à mes futurs étudiants et beaucoup, voire même exclusivement, à mon petit monde à moi. La fameuse conciliation travail-famille dont tout le monde parle, c’est maintenant que ça commence. J’ai …

La chute (celle dans les escaliers)

Lundi dernier à 18h20, mon cœur s’est arrêté. À tout le moins, il a sauté un tour. Mon tout petit bébé, ma fille de deux ans, a déboulé notre escalier. Cet interminable-classique escalier de bungalow. Ces 15 marches infernales, droites, sans palier. L’escalier dans lequel mon mari a trébuché cet hiver. Le même devant lequel nous avions une barrière jusqu’à tout récemment. Jusqu’à ce que Martha soit capable de le descendre et le monter. Un accident si bête. Martha, tout en haut de l’escalier, pour une raison que je m’explique mal, a voulu suivre son frère dans le sous-sol de manière précipitée, et a perdu pied. Elle a tout dévalé, se cognant la tête durement à de multiples reprises. J’ai assisté à tout ça : j’étais en haut, moi aussi, mais de l’autre côté de la rampe. J’ai eu beau courir, je suis arrivée à côté d’elle au moment même où elle frappait la dernière marche. Direction Sainte-Justine. Un appel au 811 et on me donnait la confirmation du protocole. Un enfant de deux ans …

Le baume

Les derniers temps ont été assez difficiles pour la maman en moi. Mais comme pour célébrer le retour à la normalité pour nos petits cœurs échaudés, il y a eu ce week-end le BBQ de fête pour les 35 ans de mon mari. Une parfaite journée d’été. Parfaite. Des amis, des voisins, des enfants partout dans notre petite cour. Du bonheur, de l’amour, des salades, des saucisses, du bon vin et de la limonade. Un p’tit baume, quoi.     *Crédit photos : Vanessa Giguère Extraordinaire*